C’est la droite elle-même qui jadis a lancé le slogan qu’elle était la droite la plus bête du monde. Pour laisser la gauche penser que si la droite était bête, elle, la gauche, elle était plus intelligente. Et que donc elle ne chercherait pas trop à nuire à une droite qui était bête. Et la gauche marche.
Mais la droite a toujours, sous tous les régimes, amélioré ses positions. Elle a toujours fait croître, en proportion, sa part du PIB par rapport à la masse salariale. En d’autres termes, cette droite la plus bête du monde est de plus en plus riche, et les classes défavorisées de plus en plus pauvres. Y compris actuellement après la "crise". Qui est le plus bête du monde ?
La tare de la gauche, celle qui l’empêche de parvenir à quelque chose, est la même depuis plus d’un siècle. C’est ne plus savoir, plus exactement ne plus oser, répondre aux questions primordiales qui devraient diriger ses préoccupations. À savoir :
Quelle doit être la finalité de la société ? Favoriser la main mise d’une minorité sur les richesses produites grâce au travail de la masse populaire ? Ou tenter d’établir une réelle égalité entre tous les membres de la société ?
Si la réponse est de favoriser une minorité riche aux dépends d’une majorité pauvre, alors la gauche a tout juste. C’est ce qui se passe.
Si cette finalité était de tenter d’établir une relative égalité, alors la gauche aura toujours tout faux tant qu’elle n’aura pas le courage de regarder les choses en face, de circonscrire les solutions capables d’aller dans ce sens, et de comprendre qu’il ne dépend que d’elle de se doter des éléments capables d’y parvenir.
Ces éléments existent déjà. Il n’y a pas besoin de révolution pour améliorer les choses. Il suffirait que les meneurs de la gauche décident d’expliquer au peuple de quoi il retourne réellement dans ce monde dont la plupart ne comprennent pas le fonctionnement.
Mais les dits meneurs de gauche ont probablement beaucoup plus intérêt à ce que les choses demeurent en leur l’état actuel, que de transformer réellement la société.
La droite a encore devant elle de belles générations à vivre.